Le Sénégal est l’un des pays les plus industrialisés d’afrique. Son secteur industriel, composé de grandes entreprises et de nombreuses Pme connaît le retour de la croissance.

Photo : À travers son engagement pour la qualité et son réseau de distribution complet, la SOBOA a su gagner la confiance des marques les plus prestigieuses au monde.

Le secteur secondaire sénégalais, en pleine reprise, puisque sa croissance est passée de 0,9 % en 2012 à 2,9 % en 2014, avec des projections de 7,3 % pour 2015. Il s’est structuré autour de quatre pôles :

  • Les mines, principalement à travers la chimie, le ciment, les phosphates et le fer du Sénégal oriental ;
  • La valorisation de la façade maritime, avec notamment les réparations navales, la pêche industrielle et artisanale…;
  • Les industries agroalimentaires, telles les huileries, savonneries…;
  • Les industries touristiques, avec la création de zones d’expansion touristique autour du tourisme balnéaire et du tourisme d’affaires.

Les quelque 1300 unités industrielles comprennent de grands groupes, notamment dans l’agroalimentaire, tels Suneor pour la filière arachides ou les Grands moulins de Dakar pour la farine, auxquels il faut ajouter la Compagnie sucrière sénégalaise et la SOBOA (Société des Brasseries de l’Ouest Africain). Les atouts du pays ont généré la création d’un tissu très vivant de nouvelles entreprises de transformations alimentaires dans le domaine des vinaigres, concentrés de tomate, moutardes, margarines, pâtes alimentaires et farine.

Mais l’essentiel du tissu industriel sénégalais est, à 92 %, composé de PME. L’Agence nationale de statistique de la démographie du Sénégal (Ands) révélait en août 2015 que ces entreprises étaient entrées dans une dynamique favorable en affichant une évolution de 33 % sur les cinq dernières années.

Derrière cette reprise on voit les premiers résultats de la politique industrielle et des mesures fortes prises par les pouvoirs publics et, plus largement, des réformes. Réformes politiques et économiques dont les institutions internationales, Banque mondiale en tête, ont salué les effets, comme le prouve son classement Doing Business 2016. De plus, les récentes analyses conduites par la Banque mondiale et d’autres institutions spécialisées, ont confirmé que, en comparaison à des pays semblables, le Sénégal détient un fort potentiel pour l’exportation de produits manufacturiers. Les marges pour développer ses capacités industrielles, la valeur ajoutée et l’emploi, en particulier dans les secteurs de l’agroalimentaire, des produits chimiques, du textile, de la métallurgie et des minéraux non-métalliques, sont substantielles. Cela justifie l’ambition du Sénégal, au niveau régional, de devenir une plateforme industrielle et de services (pour le tourisme, l’éducation, la santé et la finance) et une porte d’entrée pour les exportations en Afrique de l’Ouest.

Les grands piliers de la politique industrielle active, que met en oeuvre le ministère de l’Industrie, s’articulent autour d’un développement endogène, d’un renforcement des capacités de compétitivité, ainsi que de la promotion de l’innovation technologique, de la propriété industrielle et de la normalisation. Leur mise en place recèle un grand nombre d’opportunités pour les entreprises désireuses d’investir au Sénégal.

C’est dans la presqu’île du Cap Vert, qui concentre 86 % des industries sénégalaises que sont encore implantées la plupart de ces entreprises. Néanmoins, quelques exemples de délocalisations réussies sont encourageants : usine de pile à Thiès, usines de traitement du coton à Vélingara ou Kédougou, raffineries d’huile à Kaolack ou Ziguinchor, usine de traitement du sucre à Richard Toll…

Les grandes infrastructures parties prenantes de la DIZES, notamment à partir des projets autour de Diamniadio, sont en train de changer la donne en élargissant les perspectives.

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