Les premières mesures concrètes du plan Sénégal émergent, notamment celles portant sur ses trois priorités phares, ayant été rapidement engagées, leurs premiers effets bénéfiques sont maintenant bien visibles et reconnus par les classements internationaux.

Photo : Cheikh Anta Diop à Dakar, la principale université du pays.

Quelques points noirs, qui coûtaient cher à l’économie sénégalaise, ont connu une réelle amélioration. Citons en premier lieu la circulation routière et le transport, notamment entre la presqu’île du Cap Vert et le reste du pays, ainsi que la fourniture d’électricité. Dans le même temps l’agriculture commençait à relever la tête.

Infrastructures et ressources humaines : Le grand rattrapage

Côté infrastructures routières et transport, l’ouverture du premier tronçon de l’autoroute l’Avenir, une trentaine de kilomètres entre Dakar et Diamniadio, a changé la vie et les affaires des entrepreneurs. Côté énergie, la restructuration de Senelec, tant sur le plan des ressources humaines que des matériels, aura été un signal fort, surtout alliée aux travaux de modernisations entrepris sur les réseaux. S’en suit sur le terrain une réelle amélioration de la situation. L’électricité constitue un levier essentiel du développement de la croissance d’un pays comme le Sénégal, un des plus industrialisés d’Afrique. Des retards d’investissement n’avaient pas permis de suivre une demande en électricité qui augmente de près de 8 % par an. Le rattrapage actuellement en cours amène le Sénégal au niveau de production d’énergie dont son économie a besoin, tout en favorisant l’utilisation d’énergies non-fossiles renouvelables, notamment le solaire. Quant à l’agriculture, l’accent mis sur la structuration de la filière arachidière, ainsi que sur la mise en place des divers projets de soutien à l’agriculture familiale ont permis d’obtenir des résultats tangibles.

Ressources humaines : Un enseignement supérieur de qualité

Dans le contexte économique mondial difficile, où la concurrence et compétitivité sont devenues des exigences qui s’imposent à tous, seules les ressources humaines de qualité permettront aux économies en développement d’être compétitives dans l’économie mondiale. Ayant compris cet impératif, le Sénégal a misé sur l’éducation et la formation des hommes et des femmes qui constituent une richesse inestimable pour le pays. Le pays consacre plus du tiers de son budget national à l’éducation. Il compte de nombreux établissements publics et privés d’enseignement primaire, secondaire et supérieur.

L’enseignement se fait en français et des écoles assurent également un enseignement dans d’autres langues comme l’arabe, l’anglais ou le chinois. Le Sénégal constitue ainsi un vivier de compétences et dispose à ce titre d’un important pool de cadres et d’experts de haut niveau formés localement ou à l’étranger (notamment dans l’Union européenne et en Amérique du Nord). La large gamme de formations notamment techniques et professionnelles facilite le recrutement de ressources humaines performantes et rapidement opérationnelles.

Par ailleurs la maîtrise des langues étrangères les plus courantes (anglais, espagnol, arabe, italien) en plus du français langue officielle favorise les échanges d’affaires avec les interlocuteurs du reste du monde. De plus, le large accès aux TICs assure une bonne pratique des outils informatiques actuels par le plus grand nombre.

De prestigieuses universités et des écoles étrangères proposent, sur place ou en partenariat, en formation initiale et en formation continue des cursus de haut niveau qui répondent aux besoins des entreprises quels que soit le secteur, notamment dans le domaine agroalimentaire et les services. L’enseignement à distance connaît également un essor important.


Focus

L’enseignement : Une offre en phase avec les besoins

L’enseignement secondaire au Sénégal est proposé dans trois types d’établissements : l’enseignement supérieur public, les Écoles nationales supérieures et les établissements privés d’enseignement supérieur :

  • L’enseignement supérieur public se compose de cinq universités : l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), l’université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) et les universités de Thiès, de Ziguinchor et de Bambey.
  • Les ENP : les écoles nationales supérieures telles que l’École polytechnique de Thiès (EPT).
  • 173 établissements privés d’enseignement supérieur qui délivrent essentiellement des formations professionnelles dans le domaine du tertiaire.

Les établissements publics accueillent régulièrement un effectif total de près de 78 000 étudiants.

À côté des universités publiques, le Sénégal compte quatre écoles d’enseignement supérieur à vocation régionale créées en collaboration avec plusieurs pays :

  • L’École inter-États des Sciences et Médecine vétérinaires (EISMV) qui forme aux métiers de la médecine vétérinaire.
  • L’École supérieure multinationale des Télécommunications (ESMT), spécialisée dans la télé-informatique et les télécommunications.
  • Le Centre africain d’études supérieures en gestion (CESAG), sous tutelle de la BCEAO (banque des États de l’Afrique de l’Ouest), forme à des diplômes dans la finance, la comptabilité et la gestion.
  • L’École régionale de la Navigation aérienne et du Management (ERNAM), sous la tutelle de l’ASECNA (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique) délivre une formation dans les domaines de la sûreté de l’aviation civile, de la gestion des aéroports, du management, de l’informatique et de la maintenance des infrastructures de génie civil.

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