Le Sénégal, notamment par la constance avec laquelle il poursuit, pas à pas, ses réformes est l’un des pays régulièrement cités en exemple par les bailleurs de fonds internationaux.

Pour le F.M.I.

Une locomotive pour les autres pays de l’UEMOA

Dans un de ses derniers rapports, le FMI confirmait que le Sénégal disposait des atouts lui permettant de rester durablement un « carrefour pour l’Afrique de l’Ouest ».

« Les objectifs de développement du Sénégal sont ambitieux, mais réalisables… Les conditions préalables sont en place et opportunités sont vastes et stimulantes » ajoutait-il rappelant que « Le PSE offre au Sénégal une chance unique de rompre avec le passé et de faire partie des pays à croissance rapide en Afrique et dans le monde en développement. Il est maintenant opportun d’aller plus loin — de collaborer avec les partenaires au développement pour mettre en oeuvre une stratégie qui permettra de bien partager les bienfaits d’une croissance riche en emplois et durable… Le Sénégal pourrait être au premier rang d’un effort conjoint qui placerait la région sur la voie d’une croissance inclusive et de la réduction de la pauvreté, et devenir une locomotive pour les autres pays de l’UEMOA. »

Pour la Banque mondiale

Perspectives à moyen terme

Le Sénégal devrait à moyen terme retrouver son dynamisme économique avec la mise en oeuvre du Plan Sénégal Emergent (P.S.E.). Des investissements publics importants sont prévus, appuyés par les partenaires techniques et financiers qui se sont engagés lors du Groupe Consultatif de Paris tenu en février 2014…

Enjeux du développement

La gestion sous-optimale des exportations de denrées telles que l’arachide, du produit de la pêche ainsi que des phosphates a eu un impact négatif sur la croissance. Le secteur du tourisme, qui présente un grand potentiel, a été négligé. Pour rendre l’économie plus résistante aux chocs externes et internes, il est nécessaire de diversifier l’économie en développant davantage des secteurs tels que l’horticulture, les mines, les télécommunications et le secteur manufacturier. Le P.S.E. accorde ainsi la priorité à la diversification de l’économie et à l’exportation. Il s’attache à augmenter la productivité de l’ensemble de l’économie sénégalaise, à la fois dans le secteur public et dans le secteur privé.

Avec le P.S.E. le pays a désormais le potentiel pour accélérer la croissance et assurer une prospérité partagée. La Banque mondiale est fière d’être un partenaire dans ce processus.

Pour la Banque africaine de développement

Des avantages comparatifs certains

Ce plan entend s’appuyer sur les économies environnantes pour élargir les débouchés du Sénégal. Dakar se positionne comme une plateforme régionale pour les services, le tourisme et la logistique industrielle… Quoi qu’il en soit, le pays peut compter sur des avantages comparatifs certains, pour mieux se positionner comme pôle régional compétitif dans la logistique et la sous-traitance internationale.

Un campus régional d’excellence

Le Sénégal dispose également d’atouts pour améliorer ses circuits locaux et régionaux d’approvisionnement en fruits et légumes tropicaux, en vue d’une réexportation vers les marchés demandeurs. Les infrastructures de transport (port, aéroport, rail et routes) s’avèrent relativement bonnes et le système de télécommunications de bonne qualité. Ces atouts peuvent servir à faire du Sénégal un « parc d’affaires » et un campus régional d’excellence. L’accès à l’électricité et son coût pénalisent cependant le pays et des mesures spécifiques restent à définir pour les acteurs du secteur informel – où s’activent neuf entrepreneurs sur dix au Sénégal.